Centre d'Informations et de Liaison des Organisations Non Gouvernentales
-->
 
Précédent
Suivant
 
     
Qui sommes-nous ?      
 
Pourquoi le CILONG ?      
 

1. QUI SOMMES-NOUS ?


Le Centre d’Informations et de Liaison des Ong (CILONG) est un Réseau d’Ong de développement opérant sur le territoire tchadien. Crée en 1986 et officiellement reconnu en 1992 comme association à but non lucratif par le gouvernement, il compte à ce jour une vingtaine de membres / observateurs nationaux et internationaux (Plus d’infos : Répertoire des membres)

 
1.1 - Missions

L’action du Cilong se situe à trois niveaux :

1-
En tant que Réseau d’ONG de développement, le CILONG favorise la diffusion de l'information par :

a) - La constitution des banques de données sur différents sujets ;
b) - La production documentaire ;
c) - La mise à disposition d’un centre de documentation et de revues techniques.

Le CILONG favorise la concertation inter-ONG sur les enjeux de développement afin d'adopter une position et une défense communes des intérêts des ONG. Il sert également de rôle de conseiller pour ces ONG.

2-
En tant que centre d'information et de liaison des ONG, le CILONG renforce les capacités des organisations locales à travers des programmes de formation.

Il assure :

a) - La mise en contact de ces organisations avec d’autres institutions de développement ;
b) - L'accompagnement de ces organisations dans la mise en œuvre des programmes / projets de développement qui touchent les secteurs prioritaires tels que la santé, l’éducation, et l’agriculture.

3-
En tant que partenaire de dialogue avec les institutions locales, le CILONG travail sur des politiques, programmes et projets nationaux dont sa participation comprend :

a) - La conception ;
b) - Le suivi ;
c) - L'évaluation [la Stratégie Nationale de Réduction de la Pauvreté (SNRP), la Stratégie Nationale de bonne gouvernance (SNBG), Projet d’Appui aux Services Agricoles et aux organisations de Producteurs (PSAOP) ]

Afin de mener à bien cette mission le CILONG se fixe les objectifs suivants :

a) - Favoriser les échanges d’informations et d’expériences entre les ONG et les partenaires ;
b ) - Représenter et Participer au nom de ces membres à la réflexion, à l’élaboration, à la mise en oeuvre et au suivi - évaluation des politiques / programmes de développement du pays ;
c) -Contribuer à la création d’un environnement favorable à l’action des ONG ;
Servir d’interface entre :

   
Les ONG et les Institutions de l’Etat ;
   
Les ONG et les partenaires au développement.
     
1.2 - Financement
 
Les ressources financières du Cilong proviennent principalement de :
       
   
Cotisations des membres ;
   
Dons et legs ;
   
Subventions et contributions d’organismes dans les limites fixées par l’Assemblé Générale ;
   
Toute autre ressource autorisée par les lois et règlements en vigueur.
     
1.3 Organisation
 
       
De par son organisation en réseau, le CILONG est structuré de la manière suivante :
       
   
Une assemblée générale (AG)
     

Elle est l'organe suprême du CILONG.
Elle est composée de tous les membres et observateurs.

Elle a pour mission :

      Elir les membres du comité exécutif ;
      Valider les rapports d'activités et financiers de l'exerces du Comité Exécutif ;
Valider le plan d'action et le budget prévisionnel de l'année en cours ;
Désigner les membres de la commission de vérification des comptes du CILONG.
   
   
Un Comité Exécutif (CE) 
     

Il est l’organe exécutif chargé de :
   
La mise en oeuvre des décisions de l'Assemblée Générale (AG) .
L'animation du réseau ;
La gestion des ressources humaines, matérielles et financières du CILONG ;
L'organisation et le fonctionnement de la coordination.
 
      Il se compose de sept membres élus par l’AG pour un mandat d’un an renouvelable une seule fois :
         
     
Un (1) Président ;
     
Un (1) Secrétaire ;
     
Un (1) Trésorier ;
     
Deux (2) Conseillers ;
      Deux (2) suppléants.
         
     
Il est l'organe exécutif des décisions de l'AG. Il veille au bon fonctionnement de la Coordination.
         
   
Une Coordination (Voir l'équipe)
         
      Elle est chargée de mettre en oeuvre les activités définies par le comité exécutif (CE).
Elle a la responsabilité dans les limites de ses attributions, de prendre toute initiative susceptible d‘assurer la bonne marche du service dont elle a la charge.
       
 
2- POURQUOI LE CILONG ? 
 
   
  Pour mieux comprendre le rôle du CILONG, il est nécessaire de comprendre l’environnement socio-économique du pays et les enjeux de gouvernance économique et institutionnelle (politique). Le résultat des études suivantes est révélateur d’une société aux nombreux défis :
 
 
 
2-1 Niveau économique

La mauvaise gouvernance se traduit notamment par une faible croissance et un système budgétaire et de passation des marchés publics peu performant. La faiblesse de la croissance économique est due à la forte dépendance de l’économie du secteur primaire, en particulier du secteur agricole et de l’élevage ayant des modes de production peu efficaces et tributaires des aléas climatiques. L’économie tchadienne est aussi très exposée aux chocs naturels, mais également aux chocs externes tels que le prix mondial du coton, qui constitue le principal produit d’exportation. Le Tchad occupe le 166e rang dans le classement des Nations Unies avec quelques indicateurs :

Indice de pauvreté alimentaire 57%
 
Indice de Développement Humain 0,43
 
Population vivant avec moins d'un dollar US par jour 80%
 
 
La principale cause de cet état est l'inefficacité des approches et des politiques économiques adoptées par l'Etat qui excluent de fait la participation citoyenne aux processus de développement. L'élaboration de la stratégie de sécurité alimentaire, le processus d'élaboration de la Stratégie Nationale de Réduction de la Pauvreté (SNRP) et la conduite du projet Pétrole constituent des éléments matériels qui étayent cette assertion.
 
2-2 Niveau politique
 

L’adoption de la Constitution par référendum en 1996, la tenue des élections présidentielles et législatives pluralistes en 1996 et 2001, puis en 1997 et 2002, la mise en place progressive des institutions démocratiques, notamment la Cours Suprême, le Conseil Constitutionnel, le Haut Conseil de la Communication, sont venus consacrer la volonté résolue du pays d’avancer dans le sens de la démocratie.

De nombreux problèmes, malheureusement, se posent quant au fonctionnement de ces institutions, leur efficacité et même leur crédibilité vis-à-vis des citoyens. Par ailleurs, l’esprit démocratique est encore très peu ancré dans les mœurs. Cette difficulté est la conséquence des décennies des conflits multiples qu’a connus le pays.

Malgré l’adoption de la constitution en mars 1996, qui donne un espace de renforcement des droits et de la participation citoyenne au développement, on constate une volonté timide du pouvoir public :

     
  D'impliquer les Organisations Communautaires de Base dans le processus décisionnel affectant par conséquent leur capacité d'influence ;
  De redresser le fonctionnement de l’administration publique ;
  De régler l'impunité qui est aujourd'hui monnaie courante ;
  De lutter contre la corruption ;
  De juguler l'insécurité publique ;
  D'instaurer les règles démocratiques pour un réel état de droits.
2-3 Niveau associatif
 
Le mouvement associatif au Tchad est d'origine recente. Le contexte économique et financier actuel rend précaire l'existence de certaines ONG d'où la possibilité de déviation ou de récupération des ONG à des fins personnelles ou politiques. Le CILONG se donnera l'objectif de renforcer ses membres et les encourager aux respects de codes de déontologie des ONG etc.

La Société Civile (SC) tchadienne a pour ambition de relever le défi du dialogue politique et de la bonne gouvernance en sollicitant la participation de tous les acteurs à la définition et à la mise en œuvre des politiques de développement. C'est précisément dans ce cadre, que la SC s'est battue pour rechercher son positionnement stratégique au sein du :
         
  Comité de pilotage de la Stratégie Nationale pour la Réduction de la Pauvreté (SNRP) ;
  Comité paritaire Stratégie Nationale de Bonne Gouvernance (SNBG) ;
  Conférence permanente des partenaires au développement à travers l’Organisation de Acteurs Non Étatiques (OANET)
     
Dans son état actuel, la SC tchadienne présente une faible capacité technique et institutionnelle pour participer, de façon déterminante et continue, à la définition des politiques de développement. On citera notamment quelques limites en matière de :
     
  Management social ;
  Planification stratégique ;
  Conviction et professionnalisme ;
  Vision de partenariats durables ;
  Politique d’autofinancement ;
  Stratégies de plaidoyer social.
     
De par ce scénario d’instabilité constaté, les attentes sont grandes de voir émerger une dynamique de développement à travers une SC plus engagée et responsable dans le devenir de la société.
   
  (Lire également le Tchad en bref)
 
Autre source documentaire : SEID SULTANE ALI
"Le rôle à assumer par la Société Civile Tchadienne dans le processus de développement au Tchad"
   
 
Ce site est la propriété du CILONG
Elhadji Malick DIAGNE Copyright © CILONG 2005 - Tous droits réservés Ecrire au webmaster
 
Présentation    |    Réeau   |    Activités    |   Flash info 
 
Merci de votre visite